SFR music

OK
OK

Pop/RockInterview
Pony Pony Run Run : "Katy Perry nous a découvert via MySpace"

Article de type Interview publié dans le genre Pop/Rock le 13/08/2009 par Michael Rochette

Bookmark and Share

Les artistes français se seraient-ils enfin complètement affranchis de leurs vieux complexes face aux modèles anglo-saxons ? Toujours est-il que de The Rodeo à Kaponz & Spinoza, en passant par ceux qui nous intéressent aujourd'hui, on ne compte plus les formations tricolores qui concoctent dans leurs coins des pop(ote)s hybrides de plus en plus savoureuses – et servies en anglais dans le texte ! Révélée avec le single Hey you, l'electro-pop-rock des Nantais de Pony Pony Run Run distillée sur leur premier album, You Need Pony Pony Run Run, pourrait bien devenir hautement addictive…

 

Comment est né Pony Pony Run Run ?
Pour nous, ça a commencé aux Beaux-Arts, où mon frère Amaël et moi étions étudiants. On était plusieurs potes, dont Antonin, à tripper sur des groupes de power-pop comme Weezer ou les Rentals. Même si on avait ce "groupe", à l'époque nous étions beaucoup plus dans les arts plastiques : sculpture, vidéo, installations… Et puis, il y a environ trois ans et demi, on a décidé de se consacrer plus sérieusement à ce projet musical, on a enregistré trois démos par nos propres moyens, on a eu l'opportunité de jouer dans plusieurs pays… Ça s'est fait au fur et à mesure, on n'avait même pas l'ambition de faire un album. Les réseaux sociaux  nous ont aussi beaucoup aidés… C'était l'occasion de faire venir des gens sans avoir forcément de disque à défendre. On a toujours privilégié la scène.


Vos chansons ont beaucoup évolué avec le temps. Comment avez-vous décidé de la forme définitive qu'elles prendraient sur l'album ?
Il y a onze morceaux sur l'album, dont neuf qui existaient depuis longtemps et qui ont connu des formes radicalement différentes. On a eu plusieurs "périodes", et les morceaux changeaient en conséquence. Parfois c'était très rock, une autre fois c'était totalement électronique, funk, disco, il y a même eu des versions zouk… Lorsqu'on a eu l'occasion de faire un album, on a décidé de les figer et de les inscrire dans la cohérence d'un disque qui s'écouterait d'un bout à l'autre. Certaines chansons un peu trop typées ont donc subi quelques petits changements dans cette optique. Par exemple, un morceau comme Cherry Love Brazil est passé d'une ambiance caribéenne à un truc plus new wave, Out of Control est devenue une vraie chanson alors qu'avant c'était plus une atmosphère, etc.


Dans cette approche oscillatoire de la musique, est-ce que vous savez si vos prochains morceaux seront encore diamétralement opposés à ce que vous faites aujourd'hui ?
C'est vrai que l'album aurait pu être complètement différent si on l'avait enregistré six mois plus tard, mais il reste cohérent parce qu'il reste les mélodies comme dénominateur commun. Quels que soient les arrangements, notre musique reste de la pop. Le prochain sera pareil, c'est-à-dire un instantané de ce que nous sommes et de ce que nous aimons au moment où on les enregistre, mais le fond des chansons, lui, ne variera pas.


Au niveau des influences, vous avez une liste assez conséquente qui cite autant Weezer que Pavement, Autechre, Sparks, House of Pain, The Cure ou l'eurodance 90's… Comment cohabitent-elles dans votre musique ?
Avant d'être des influences conscientes, elles constituent avant tout notre culture musicale. Si on a voulu citer tous ces groupes, c'est pour bien préciser que ces musiques nous plaisent et que nous les écoutons toutes au même niveau. Dans les milieux qu'on fréquentait aux Beaux-Arts, il était de bon ton d'écouter des groupes plus "intellectualisants", alors qu'on a toujours assumé d'écouter des groupes de dance comme Corona ou Reel 2 Real. Maintenant, ce n'est pas parce qu'on écoute tous ces styles différents qu'il faut forcément s'attendre à les voir ressortir dans notre musique ; ce sont plus des références personnelles par rapport à un souvenir ou un ressenti qu'on va vouloir retranscrire à notre façon. Ce n'était pas une volonté de passer pour le super groupe global qui a intégré toutes les musiques du monde (rires) !


Pourquoi avoir choisi de chanter en anglais ?
Là encore, c'est une question de culture. On n'écoute que des groupes anglo-saxons depuis toujours, ça s'est donc imposé comme une évidence. On voudrait écrire en français qu'on ne pourrait même pas, parce que ce sont des codes que nous ne maîtrisons pas. Il y a beaucoup de groupes dont l'anglais n'est pas la langue maternelle, et chacun a une manière très personnelle de se l'approprier : il y a l'anglais des Belges, celui des Scandinaves, il y a aussi une place pour l'anglais des Français. Même dans les pays natifs, il y a une différence entre les Anglais, les Écossais, les Irlandais ou même les Américains. Je sais que mon accent n'est pas parfait, mais c'est ce qui donne sa spécificité, comme un gars qui aurait un cheveu sur la langue ou une voix rauque, et ça plaît plutôt aux anglophones. On s'est rendus compte qu'il n'y avait qu'en France que ça gênait.


Avant la sortie de l'album, le morceau Hey you commençait déjà à bien tourner ; qu'est-ce que ça fait de voir ses chansons toucher de plus en plus de gens ?
On n'a pas vraiment conscience de l'impact de la chanson car ce n'est pas quelque chose de quantifiable pour nous. C'est vrai que plus de gens ont eu l'occasion d'entendre la chanson ces derniers temps, mais ça ne change en rien notre approche. Notre quotidien est exactement le même qu'il y a un an, si ce n'est qu'on travaille beaucoup plus sur notre musique, que c'est vraiment devenu notre métier. À la limite, on le ressentira en concert lorsque tout le monde reprendra nos paroles… (rires)


On vous a pressentis un temps pour une première partie de Katy Perry, où en êtes-vous à ce sujet ?
L'histoire voudrait que c'est Katy Perry elle-même qui nous aurait découverts via MySpace. Son agent nous a contactés pour nous proposer de faire la première partie de sa tournée aux États-Unis, mais comme on était en studio, on a dû refuser. On est encore en contact avec eux, et on ne désespère pas de faire quelque chose avec Katy dans un futur plus ou moins proche.

 

 Retrouvez la chronique de You Need Pony Pony Run Run sur Attention Musique Fraîche !

> Tout sur Pony Pony Run Run

Ecouter un extrait (30s) : Pony Pony Run Run : Hey You

Les avis de la communauté

Donner un avis

Ecoutez la radio SFR Music

PUBLICITE

Vos dons pour Haiti
Grand Jeu Concours SFR Music Mika à Barcelone !
200 places à gagner pour la rocknroll beat party 2 au printemps de bourges le 17 avril
Izia en concert privé au Studio SFR le 23 mars dès 20h30!
Grand Jeu Concours SFR Music -M- !
Les enfoirée piquent leur crise de nerfs ! Téléchargez l'album

Billetterie

Trouvez les concerts dans votre ville

Nouveautés

  • image concert Sepultura+Napalm Death+Walls Of Jericho
    THEATRE DE LA MER - SETE (34)
    Acheter
  • image concert SHE AND HIM
    L'Alhambra - Paris (75)
    Acheter
  • image concert COCOROSIE
    Casino de Paris - Paris (75)
    Acheter

TOP Ventes

  • image concert MR OIZO + SIMIAN MOBILE DISCO + BREAKBOT
    L'ESPACE DOUBLE MIXTE - LYON - VILLEURBANNE Cedex (69)
    Acheter
  • image concert GOV'T MULE
    Le Bataclan - Paris (75)
    Acheter

Dernière Minute

  • image concert La Plus Grande Guinguette du Monde
    Zénith de Dijon - Dijon (21)
    Acheter
  • image concert MIOSSEC
    Salle de la Cité - Rennes (35)
    Acheter
  • image concert CHATEAUROUX - TOURS
    Stade Gaston Petit - Chateauroux (36)
    Acheter

www.sfrmusic.fr